‘Bois de dérive’ d’Alain Bernaud : voir au fond des yeux du vent

Soirée chez les Pomors (Nicolas Roerich, 1907)

tandis que
là-bas
laissant aussi
aller la lumière
Sibir
le vaste pays
s’endort

p. 11 (extrait)

Creuser le sol noir
pour y ensevelir un corps
eût enterré vivant
un peu de lumière

p. 27 (extrait)

le va-et-vient obstiné d’un homme sur une mobylette –
curseur d’un lancinant mutisme
ouvrant fermant
ouvrant fermant
la fermeture éclair fatiguée
des flancs creux de l’espace indifférent

p. 30 (extrait)

PS. Comme un écho au livre d’Alexandre Chollier, Autour du cairn, évoqué il y a deux ans dans ces pages :

Gués, affûts pour les rennes
méandres mémorables pour la pêche…
tout lieu marqué d’une pierre nommée

Il venait souvent ici
attiré par ce bloc fendu de grès rose
qu’il était le seul à voir assis
au milieu de partout

p. 38

pour l’or doux ?
pour enrichir les collections ?
pour la renommée ?

enfantillages !

Je lâcherais tout
pour voir au fond
des yeux du vent

p. 46 (extrait)

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